Je reviens sur mon blog, en commençant par finir des articles que j'avais commencés en coulisse, sans jamais les finir... D'où leur décalage dans le calendrier !

J'ai toujours aimé les anamorphoses ... plus petite simplement parce que ces déformations sont intéressantes, jolies ou effrayantes, comme chez certains peintres, mais quand j'ai découvert leur potentiel en cartographie pendant mes études de géographie, mon intérêt a doublé.

Et je m'étonne aujourd'hui que l'anamorphose ne soit pas plus utilisée dans les domaines concernés par l'étude de l'espace, parce qu'elle permet d'illustrer de façon très claire certains phénomènes qu'il est difficile de représenter autrement de façon aussi efficace. Une anamorphose, c'est une déformation. Et comme l'illustre la carte suivante, découverte sur ce site, ce type de déformation rend très bien compte de la réalité perçue d'un territoire (comme l'explique cybergeo). On voit ici la France déformée en fonction du temps qui sépare les villes reliées par le TGV (pré-TGV Est de 2007). Cette carte est très explicite concernant les territoires qui sont marginalisés et ceux qui sont privilégiés par les moyens de transport rapides (Strasbourg était en réalité "plus éloignée" de Paris que Marseille avant 2007 !)... imaginez toutes les applications possibles de ce type de cartographie ! Pourquoi n'est-elle que rarement utilisée ?... Je n'en ai aucune idée.

pouet

Ce qui me fait penser à un prof qui nous a un jour accueilli en cours (au Québec) en nous demandant quelle était la ville de plus de 350 000 habitants qui est en banlieue de Paris... "Lille". Et bien oui, si on y réfléchit bien, Lille est à 1h30 de Paris ! Voire moins ! Donc oui maintenant on peut tout à fait habiter à Lille et choisir de travailler quotidiennement à Paris... Ça peut même être finalement plus rapide ou confortable que d'habiter en banlieue de Paris et de prendre le RER + métro pendant 2 heures.