Par Pauline Wolff, pingouin urbaniste, mardi 15 mai 2007 à 08:13 | - Lectures | #25 | rss
Il est déjà rare de tomber sur un livre qui nous fait rire, alors lorsqu'il s'agit en plus d'un livre sur l'histoire de l'architecture, il y a de quoi être doublement surpris et heureux. Et bien pour moi il existe, c'est From Bauhaus to Our House de Tom Wolfe, que je trouve franchement marrant, en anglais du moins (je n'ai aucune idée pour la version française).
L'auteur nous raconte l'évolution des formes et des concepts de l'architecture nord-américaine, en commençant par Gropius et le Bauhaus en Allemagne, qui, une fois exilé avec Mies et d'autres, ont eu une influence fondamentale sur l'évolution de la pensée spatiale aux États-Unis. Tous et tout y passent, du complexe américain de n'être pas européen au rejet de la bourgeoisie, des "big glass boxes" de Mies ou Johnson à Wright, Venturi, etc... en passant bien sûr par Le Corbusier.
L'enchainement des idées est éclairant, bien qu'à prendre avec un peu de recul parce que clairement extrême voire sarcastique. Mais ça fait toujours du bien de lire une critique bien ficelée et drôle d'une période qu'on a plutôt tendance, surtout si on fait des études en architecture, à admirer de loin, sans forcément chercher à la comprendre. Wolfe nous propose donc son explication, pleine de petites remarques acerbes et franchement rigolotes, et son histoire est très cohérente.
Un petit extrait pour le plaisir... on y retrouve comme un arrière gout de cours d'arts plastiques en école d'architecture...
(...) Albers would walk into the room and deposit a pile of newspaper on the table and tell the students he would return in one hour. They were to turn the pieces of newspaper into works of art in the interim. When he returned, he would find Gothic castles made of newspaper, yachts made of newspaper, airplanes, busts, birds, train terminals, amazing things. But there would always be one student, a photographer or a glassblower, who would simply have taken a piece of newspaper and folded it once and propped it up like a tent and let it go at that. Albers would pick up the cathedral and the airplane and say : "These were meant to be made of stone or metal - not newspaper." Then he would pick up the photographer's absentminded tent and say : "But this !- this makes use of the soul of PAPER''. Paper can fold without breaking. (...) THIS ! - is a work of art in paper." And every cortex in the room would spin out. So simple ! So beautiful... It was as if light had been let into one's brain for the first time. My God ! - STARTING FROM ZERO! (...)






Salut !
je te remercie encore pour tes conseils de lecture.Je vais essayer de me procurer ce livre rapidement avant de partir cette semaine pour New York . En réponse à tes conseils et suite à nôtre conversation, je me permets de citer en retour 3 personnages qui méritent d être connus ( des ingénieurs qui ont marqués la construction ) et particulièrement la construction béton.
- Charles Rabut (il voulait bétonner la tour eiffel !!)
- Eugène Freyssinet (le créateur du béton précontraint)
- Albert Caquot (pont à hauban et tant d autres choses pationnantes !! ..)
félicitation pour ce blog , beau , simple et intéressant
nicolas
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