Par Pauline Wolff, pingouin urbaniste, mercredi 28 mars 2007 à 17:45 | - Étalement urbain... sujet de mémoire ! | #22 | rss
Une perle. Pour quiconque s'intéresse à la question de l'étalement urbain, particulièrement en Amérique du Nord, une discussion entre Monsieur New-Urbanism (Duany) et Monsieur Vive-l'Étalement-et-la-Liberté-des-Lois-du-Marché (Cox).
Deux extrêmes visions de l'urbanisation. L'un est pro-villages stroumpfs, densité et TOD, et l'autre... disons... pro-encadrement minimal, laisser-faire selon la demande immobilière et économique, pour que tout le monde puisse choisir ce qu'il veut.
M. Cox est consultant en politiques publiques et a rédigé l'année dernière une étude pour l'Institut économique de Montréal qui s'appelle Transport et logement à Montréal - Comment le développement de la banlieue rend la métropole plus compétitive, dans laquelle il défend le fait que le développement de la banlieue de Montréal depuis la Seconde Guerre Mondiale a permis une économie florissante : l'accession à la propriété et la construction des infrastructures de transport (la région urbaine de Montréal possède apparemment la plus haute densité autoroutière parmi toutes les régions urbaines de plus d'un million d'habitants au Canada, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande) ont permis à la région la qualité de vie pour laquelle elle est bien connue. Et selon lui, la mise en place de politiques de réduction de l'étalement urbain et de la place de l'automobile comme celles de Toronto, ont comme conséquence l'augmentation du coût du terrain et la fuite de populations vers des zones moins chères, donc un déclin économique de la zone urbaine.
Tout cela est tout à fait intéressant, mais j'ai plus de mal à admettre certains arguments comme "la banlieue dilue la pollution" ou encore simplement le fait que la non-gestion de l'étalement soit bêtement meilleure pour l'économie. C'est sûr que c'est prendre la question à l'envers, pour une fois, au lieu de condamner l'étalement d'un bloc. Néanmoins, à mon avis, la théorie est simplement envisagée à court terme, et ça me parait évident qu'un laxisme aménagiste ne risque pas d'être positif à long terme. Cela dit (...), je suis ouverte au débat !
Quoi qu'il en soit, j'aime beaucoup sa cravate "tissu urbain organique" lors de la réunion à l'IEDM. Un comble !... ou un clin d' oeil bien vu ? hahaha.






Bonjour,
J'ai échoué sur ce blog car je suis dans la phase de recherche de mon sujet de mémoire (étudiant en Institut d'Etudes Politiques) sur un sujet d'aménagement/urbanisme, et que je n'exclue pas de l'axer sur le thème de la densité.
Mes félicitations pour ce joli petit blog, et pour la mise en ligne de vos travaux qui me semblent être de grande qualité, même si je ne les ai pour l'instant parcouru qu'en diagonale.
Bonjour,
Arrivé moi aussi par hasard sur ton blog, j'en profite pour te laisser un petit message. En juin dernier, j'étais en visite au Canada et au Etats-unis. C'était la première fois que je mettais les pieds hors d'Europe et malgré notre familiarité avec la culture nord-américaine (film, télévisison, etc.), j'ai été surpris de constater à quel point ces pays étaient marqués par une sorte de civilisation de l'automobile et du centre commercial.
Le même phénomène est bien entendu présent chez nous mais à un degré bien moindre. Nos villes et villages gradent les traces de structures héritées d'un passé pré-automobile.
En voyant la situation américaine, je me demande comment cet espace urbain et surtout peri-urbain pourrait être géré si les véhicules individuels venaient à se faire rare, une fois l'ère du pétrole terminée. A l'heure actuelle, nous n'avons aucune solution réaliste pour remplacer l'essence. Si nous ne trouvons pas d'alternative, nous devrons modifier nos modes de vie et de déplacement. L'étalement des banlieues risque de rendre cela très complexe (transport en commun difficiles à organiser, etc.).
En passant quelques jours à Montréal, j'ai aussi été surpris par la taille de la ville et sa relativement faible densité. Et par une certaine absence d'urbanisme apparent… mais ma vision des choses est peut-être déformée par mon lieu d'origine. J'habite une petite ville universitaire, Ottignies Louvain-la-Neuve, où l'uirbanisme est extrêmement présent.
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