Au pingouin urbaniste
Au pingouin urbaniste
 
Analyse de design urbain du stade olympique de Montréal à la lumière des théories modernistes

Vous pouvez apercevoir le Stade olympique de Montréal sur la bannière du site de temps en temps, entre quelques arbres du jardin botanique, situé juste à côté de lui, de l'autre côté de l'avenue Sherbrooke... En fait on le voit souvent à Montréal, il est gigantesque et la forme de sa tour est vraiment particulière. Conçu par l'architecte Roger Taillibert (à qui on doit entre autres, le Parc des Princes en France) pour les Jeux Olympiques de 1976, il est tellement polémique et symbolique pour ma métropole préférée que je n'ai pas pu résister...

pouet

pouet

Introduction de mon document téléchargeable (un peu long à télécharger, mais que voulez-vous, les illustrations sont indispensables pour une analyse spatiale !) rendu dans le cadre du cours d'analyse de milieu et design urbain de Marie Lessard :

"Le stade olympique de Montréal est trop controversé pour qu’on puisse en faire l’analyse d’un point de vue uniquement spatial. Son impact est social, économique et politique, et la perception qu’en ont les montréalais découle directement de son histoire, et plus précisément de la grande aventure de ses étapes de conception/construction/paiement. Il est un symbole avant d’être un lieu, il est perçu avant d’être vécu, et l’arrogance de “la plus haute tour inclinée du monde�, visible de partout dans la ville du côté Est du Mont-Royal, est quasiment ressentie comme une provocation pour la population montréalaise.

Il est donc à analyser à différentes échelles, et sous des angles variés, qui participent tous à éclairer son “design urbain�. Il a une place et une signification internationales, il existe à l’échelle de la ville, du quartier, et du lieu lui-même pour ses usages directs. Si la notion de design urbain est à percevoir comme une relation entre usages et formes à différentes échelles, en fonction d’un contexte spatial et “utilitaire�, afin qu’un projet, un site et des humains évoluent dans une relation de compatibilité idéale, la cas du stade mérite plusieurs niveaux d’analyse. Il s’agira donc d’en cerner les qualités comme les défauts, et l’esprit dans lequel il a émergé, qui va influencer toute sa perception.

La période pendant laquelle il a été dessiné, soit le début des années 1970, l’échelle du bâtiment, l’ampleur du projet du parc olympique, le matériau utilisé et la façon de traiter l’espace extérieur public sont fortement imprégné de tendances modernistes, bien que finissantes voire déjà controversées à cette époque. Il m’a donc semblé intéressant d’analyser le design urbain du stade olympique à la lumière des théories modernistes du CIAM et de leurs contemporains, en considérant le stade comme une partie du parc olympique, mais surtout en l’analysant pour lui-même et l’espace public qui l’entoure. Ces différents éléments ont en effet été dessinés comme faisant partie d’un tout, mais de façon relativement décousue et étant supposément capables d’évoluer séparément pour être réutilisés à l’avenir suite aux Jeux Olympiques de 1976".

pouet

Depuis le moment où j'ai mis ce document en ligne, j'ai eu le plaisir d'apprendre qu'il a été noté A+, il est donc validé fiable... Bonne lecture !

 
‹ retour à l'accueil
Commentaires
1.   adele  Â›  mercredi 22 novembre 2006 à 04:32

je trouve ton "document telechargeable" tres interessant. Sa clarte permet de le rendre accessible aux novices. J'aime beaucoup le concept de "tour inclinee"...y'en a beaucoup dans le monde?

 
‹ retour à l'accueil
Trackbacks

Aucun trackback.

Les trackbacks pour ce billet sont fermés.

 
Ajouter un commentaire