La ville d'Edinburgh est connue pour sa particularité d'être divisée en deux, d'un côté la vieille ville sur un éperon montagneux, et de l'autre la nouvelle ville, que les plus riches ont commencé à construire au 19ème (style géorgien) suivant une trame hortogonale et régulière, entrecoupée de squares (qui, lorsqu'ils étaient arrondis, entrainaient une forme viaire également arrondie comme ci-dessous, mais toujours aussi régulière). Dans cette "nouvelle ville", certaines choses sont à noter, dont j'ai appris aujourd'hui les raisons d'être.

pouet

D'abords, le fait que les rues soient tellement homogènes architecturalement. Si l'Écosse fonctionne comme l'Angleterre, le système de propriété foncière est assez particulier : on n'est jamais vraiment propriétaire de sa maison, semble-t-il, parce que le terrain appartient toujours à la famille du noble à qui elle appartenait depuis le début. Donc en gros, on a une propriété dont on ne possède jamais plus que le bâti. Il faudra, je l'avoue, que j'approfondisse mes recherches là-dessus, je n'en sais pas plus. Ce système a comme conséquence que plusieurs bâtiments accolés ont souvent le même propriétaire de terrain, ce qui entraîne une homogénéïté spatiale (il ne laisserait pas faire n'importe quoi, il faut que tout soit rangé, quand même).

Ensuite le fait qu'il y ait des mini-cours donnant sur la rue, souvent de part et d'autre des escaliers pour entrer dans les bâtiments, entourées de ferronneries. Ces cours servaient autrefois à accéder à la cave à charbon qui se situait sous le trottoir, et à voir à l'intérieur pour chercher le charbon. D'ailleurs ce n'est pas ce qu'on appelle une cours anglaise ? encore quelque chose à vérifier.

Et en ce qui concerne les ferronneries d'art, on en observe beaucoup plus en Écosse qu'en Angleterre, qui ont pourtant sensiblement les mêmes matériaux (mais pas toujours les mêmes styles architecturaux pour cause de différences politiques affirmées). Pourquoi ? Parce que pour participer à l'effort de guerre de la Deuxième Guerre Mondiale, on a demandé à la population de les donner, pour pouvoir les fondre et les utiliser pour faire des armes ! Et que bien sûr les Écossais nétaient pas du même avis. Mais c'est bien sûr !

Encore merci M. Beaudet. Comme quoi à chaque fois que je sors de ce cours j'ai vraiment appris quelque chose.