Par Pauline Wolff, pingouin urbaniste, jeudi 26 octobre 2006 à 22:21 | - Mais c'est bien sûr ! | #11 | rss
Un pré-requis à la naissance de notre bien-aimé domaine de l'urbanisme fût la reconnaissance de la ville, comme concept et comme réalité, dans la deuxième moitié du XIXème. Là où on ne lui reconnaissait que peu de valeur, sa représentation étant souvent symbolique (une enceinte, un amalgame d'immeubles et les bâtiments importants comme les églises ou les cathédrales), on commence petit à petit à lui accorder certaines spécificités, on la reconnaît progressivement comme paysage. Pour illustration, cette représentation de Meaux (au hasard, mais on connaît tous des gravures du genre).

Pourquoi et comment ? Bien sûr pour des raisons de développement social (essor de la culture bourgeoise), culturel (on s'intéresse de plus en plus aux cultures vernaculaires) et technique (on fait des relevés plus sophistiqués pour différentes raisons dont certains grands travaux et l'augmentation de l'importance du statut de propriété), entre autres... mais aussi parce qu'on invente le ballon, qu'on peut ainsi faire des représentations des villes à vol d'oiseau, et également grâce à l'essor de la carte postale. Elle est en effet, bien plus que la peinture ou la photo personnelle, diffusée à grande échelle, et elle véhicule publiquement l'image d'un lieu, participant par là à définir les identités urbaines.
Merci M. Beaudet !





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